Projet « Quichotte »
projet de compagnie

Une quête de vérité dans une esthétique du faux.
La Compagnie « Les réflecteurs de la Mancha a été créée en novembre 2020, avec l'ambition de revisiter inlassablement le chef-d’œuvre de Cervantes, c'est le « projet Quichotte ».Le projet « Quichotte » s'épanouit dans un carnaval de techniques audiovisuelles et scéniques dont la compagnie revendique l'expertise sensible au service du public. Les caméras et les  trucages vidéoprojetés en direct, le traitement du son et de la musique, immersifs et cinématographiques, y sont aussi spectaculaires que dérisoires. Il s'agit de projeter sur scène les visions de Quichotte comme autant de miroirs de nos utopies et de nos doutes. Tous les spectacles de la compagnie creusent et creuseront ce sillon, puisant dans le roman l'esprit et le texte de formes théâtrales diverses.Dans les ateliers comme dans les spectacles des « Réflecteurs de la Mancha », les techniques
audiovisuelles, numériques et musicales sont au service de l'histoire, du spectacle, du public.
Cette esthétique de l'illusion est notre langage, notre identité, notre écriture.

« Quichotte est le symbole d'une quête d'absolu, au moyen, toujours fallacieux, du relatif,
il n'a sans doute pas fini de nous parler »

Jean Canavaggio, Don Quichotte, du livre au mythe, quatre siècles d'errance. Fayard.

Le fou du vrai, le vrai du fou
Don Quichotte de la Manche. Quelle folie ! Quel spectacle ! Quelle inconcevable farce tragique !
C'est d'abord l'histoire d'une histoire, celle d'un homme qui tente d'imposer son utopie dans un
monde désenchanté, l'histoire d'un rêve vécu et mis en actes qui force la réalité à s'adapter à la
fiction… jusqu'à ce qu'Alonso Quichano cesse de se prendre pour Don Quichotte et qu'il meure de
ne plus rêver. C'est aussi l'histoire d'une farce philosophique devenu mythe poétique et populaire.
Dans notre monde d'images sans perspective, en crise d'épilepsie virtuelle et consumériste, le
narcissisme est la norme et l'auto-censure la règle. Nos libertés s'étiolent comme nos désirs. Les
notions de commun et d'humanisme se diluent dans une technologie sans âme et sans corps, dont le métaverse et l'intelligence artificielle sont le terminus nihiliste. À contre-courant de cette modernité sans imaginaire amoureux, notre quête chevaleresque de merveilleux et d'utopie collective tentera de prendre corps, le temps d'un atelier de médiation ou d'une représentation.
creusent et creuseront ce sillon, puisant dans le roman de Cervantès l'esprit et le texte de formes théâtrales diverses.

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